Pèlerinage de Pentecôte

« Nous invoquerons le témoignage d’un homme qui avait pris l’habitude d’aller jusqu’au bout de lui‐même, « qui ne prenait son parti de rien ». Pour Charles Péguy, la route était une règle et un rite :


Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur le large éventail ouvert à tous les vents,
La route nationale est notre porte étroite.
Aussi l’honneur du pèlerin est‐il de ne pas revenir sur
ses pas :
D’ici vers vous, Ô Reine, il n’est plus que la route.
Celle‐ci nous regarde, on en a fait bien d’autres.
Vous avez votre gloire, et nous avons les nôtres.
Nous l’avons entamée, on la mangera toute.

Je souhaite que vous marchiez sur les traces de Péguy, d’un pas souple, alerte, régulier, presque militaire, parce que la vie est un combat, et que la marche est l’image de la vie.

Charles Péguy s’était mis en route pour confier à la Sainte Vierge sa détresse de père de famille, ses enfants malades : « Prenez‐les, je n’en peux plus ! » et la guérison d’une blessure secrète qu’il portait cachée au fond de son âme tourmentée. Vous autres, pèlerins de 1989, vous irez vers Marie pour confier à sa maternelle royauté, l’immense infortune d’un peuple abandonné par ses chefs naturels et par ses chefs religieux. Car nous aussi, nous n’en pouvons plus ! Nous mourons asphyxiés, dans une France aux discours menteurs, dans les miasmes d’une fausse religion, qui ne parle que de l’homme, et qui abaisse l’homme. Nous vous chargeons d’une mission bien précise : nous vous demandons de représenter notre Pays pendant trois jours sur la route de Chartres : il faut que votre départ exprime un refus et un renoncement. Que la Jeunesse de France se lève et dise non à la turpitude, non à la médiocrité, non à l’ordure sexuelle qui souille les imaginations, non au sale brouillard socialiste qui amollit le coeur et qui fausse l’esprit. Non à la drogue, non au mensonge publicitaire, non au confort, à la vie facile, aux amours coupables, aux morales permissives, aux dogmes vidés de leur transcendance. Non aux écoles sans Dieu, non aux professeurs qui rayent le passé de la France, non aux lois iniques qui désintègrent la famille, tuent l’enfant et dévergondent la mère ; qui remplacent l’adoration de Dieu par les droits de l’Homme, le devoir par le caprice, les joies austères par les plaisirs sensuels. Et quand, fatigués par la marche, et purifiés par le sacrement, vous apercevrez au détour de la route, à ras du sol, plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois, la flèche irremplaçable et qui ne peut faillir, que les vœux des pèlerins s’échappent alors comme un vol de colombes vers l’horizon, en faveur de cette terre ingrate, afin qu’elle retrouve sa vocation surnaturelle, son beau titre de fille aînée de l’Eglise, la pureté de sa Foi et la générosité de son élan missionnaire, sans lesquels nous serons toujours orphelins de sa vraie grandeur. »

Dom Gérard, moine bénédictin, Qu’est-ce qu’un pèlerinage

Après des années de service à la tête du chapitre adulte de Bourges, Emilie Daniel passe la main. Guillaume Giraud reprend le porte-voix avec le même entrain au chant !

Le chapitre famille repart également sur les chemins de Beauce, derrière le chèche blanc de Nicolas de Lagarde.

Merci à tous trois pour leur engagement passé et à venir.

Ils vous attendent:

CHAPITRE ADULTE SAINT-URSIN : renseignements auprès du chef de chapitre (covoiturage possible) :

Guillaume Giraud, officier de l’armée de l’air, marié et père de quatre enfants : guillaume-jmp.giraud@laposte.net

CHAPITRE FAMILLE SAINTE-SOLANGE : : renseignements auprès du chef de chapitre – adapté pour les enfants à partir de 6 ans- (covoiturage possible)

Nicolas de Lagarde, chef d’entreprise, marié et père de quatre enfants  : ndelag@yahoo.com

Inscription nécessaire sur: http://www.nd-chretiente.com après un premier contact avec le chef de chapitre