L’église Notre-Dame de Bourges

 

L’Eglise Notre-Dame est construite une première fois en 1157, par des chanoines réguliers de Saint Augustin, elle s’appelle alors Saint Pierre et Saint Paul le Marché. Elle a été classée monument historique le 26 janvier 1931.

Elle est située dans le prolongement de la rue Mirebeau, et proche de la rivière l’Yèvrette, aujourd’hui busée. Ce fut l’église de Jacques Cœur et de sa famille, ils habitaient à 50 mètres de celle-ci, rue de Parerie.

Comme d’autres monuments et une grande partie de la cité, l’église est détruite lors du grand incendie de la Madeleine au mois de juillet 1487. C’est donc au XVI ième siècle, vers 1520 qu’elle est reconstruite, la nef ayant été allongée d’une cinquième travée et selon une tradition non vérifiée au plan de l’histoire, et ce serait l’architecte local Guillaume Pelvoysin qui construisit la tour nord. Au XVIIème siècle, l’entrée latérale située au sud est restaurée dans le style du moment, c’est à dire avec des colonnes corinthiennes qui donnent une petite note classique. Le 27 mai 1562, lors de l’entrée dans Bourges des Huguenots, elles est à nouveau pillée par les soudars du comte de Montgomery.

La tour est haute de 37 mètres jusqu’à la balustrade, et l’on remarque des traces d’éclats, sans doute, selon M. Jenny, des restes des guerres de religion.

Après avoir servi de dépôt de salpêtre puis de magasin de foin pendant la Révolution, elle est rendue au culte et prend en 1803 le vocable de Notre Dame.

L’intérieur de l’église comprend quelques trésors du patrimoine local.

Le maître autel du chœur date de 1763. Les arcatures des absidioles sont de la fin du XIXème siècle. Les vitraux sont assez récents, de 1861 ; le vitrail central représente l’Assomption de Notre-Dame.

Un vitrail remonte à la fin du XVème siècle, il présente la vie de saint Jean-Baptiste en huit tableaux.

On remarque également un magnifique bénitier fleurdelisé en marbre blanc du XVIème, provenant peut-être de la Sainte Chapelle de Bourges Une inscription datée de 1507 est tirée du  » Roman de la Rose  » : « Tout se passe et rian ne dure ne ferme choze tant soit dure  » ce qui signifie  » tout se passe et rien ne dure, pas même une chose si dure soit-elle « . Ce bénitier de style Renaissance italienne est classé depuis 1892, c’est dire sa valeur. Il aurait pour but de rappeler aux fidèles la fragilité humaine.

Un des autels de l’église est consacré à Sainte Jeanne de France, fille de Louis XI, femme de Louis XII, elle fut duchesse du Berry et fonda en 1502 l’Ordre des Annonciades.

Sur le plan pictural, un tableau du XVII siècle de Valentin de Boulogne, un disciple du Caravage représente une descente de croix.

Cette église ne possède pas de transept, elle se compose d’une nef avec 4 travées et elle s’achève par un chevet à pan coupé.

Cette église est dotée de 5 cloches situées au troisième étage à 37 mètres de hauteur :

  • Eulalie Estelle, en sol, de 650 kg
  • Marie – Rose, en fa, de 950 kg
  • Marie – Florence, en ré, de 1250 kg, qui sonne les heures.

Ces trois cloches datent de 1843, bénies par le curé de Notre Dame, Antoine Raymond.

  • Eugénie – Renée ancienne, fondue par les Ets Bollée d’Orléans en 1863, de 850 kg.
  • N°5, donc sans nom elle fut aussi fondue par Bollée en 1958, de 1661 kg